Les relations existant entre la couleur et le langage relèvent de deux domaines : la couleur dans le langage et la couleur comme langage.
I - Pour intégrer la couleur au langage, il faut la nommer et donc intégrer un ensemble continu à un système discontinu. On évite cette aporie en découpant arbitrairement l’ensemble continu. Recherche des termes de couleur dans la liste du français fondamental (Credif) et rapprochements avec le Dictionnaire des couleurs de notre temps de Michel Pastoureau. La liste des noms de couleur est une liste ouverte. Les termes de couleur sont sujets à des extensions et glissements pour s’appliquer à des personnes, objets, états d’âme et sentiments étrangers au domaine de la couleur. Leurs dérivés s’appliquent au sens premier et aux sens seconds. Les termes de couleur et la grammaire.
Transition : Baudelaire, Rimbaud et le père Castel.
II - La couleur peut-elle exister comme langage? Définition et principales caractéristiques du “langage”. “Le langage des formes et des couleurs” de Kandinsky. Les couleurs et la signalisation routière ; les cartes ; le vêtement ; le langage des fleurs ; les équipements sportifs ; les systèmes cryptologiques. Tous ces emplois de la couleur sont des systèmes de signalisation et de communication qui offrent des similitudes avec le langage humain, mais ils ne sont langage que par métaphore.
Conclusion : la place de la couleur est finalement plus importante dans le langage que comme langage.